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Le jour où j'ai touché le fond (et comment je suis remontée à la surface)

Je me souviens parfaitement du jour ou le burn out maternel m’a littéralement explosé au visage. A cette époque évidemment j’étais complètement incapable de me rendre compte de ce qui se passait, je ne pouvais pas mettre de mots sur ce que je vivais. Pourtant, avec le recul, je sais que ce moment a été le début de ma rémission, et pour cause, j’avais, ce jour-là, touché le fond.


Mon petit garçon de 3 ans hurlait non-stop depuis des heures, je devenais folle hystérique. Cela durait depuis plusieurs jours, tout lui faisait peur, il était obsédé par « le grand méchant loup ». Impossible de lire un livre, de regarder un dessin animé, il y avait toujours un élément qui le terrorisait et les pleurs amplifiaient. Je suis passée par tous les stratagèmes, toutes les émotions pour tenter de calmer ce petit garçon que je ne reconnaissais plus. J’ai consulté une pédopsychologue, la pédiatre, personne n’avait de réponse à me donner, mon fils n’avait aucun problème. Ce soir-là, alors que l’épuisement me faisait trembler de partout, j’ai entendu cette phrase : « ce n’est pas lui qui a un problème, c’est toi ». Elle paraît tellement dure à entendre et pourtant c’est exactement ce dont j’avais besoin, et c’était, évidemment, la réalité.


Mon petit bonhomme plein de vie n’avait pas de problème, c’était moi ! Je comprenais enfin que cette petite éponge me montrait par ses cris, tout le mal-être que je communiquais autour de moi. Enfin la solution pointait son nez, je devais faire en sorte d’aller mieux pour lui, pour son frère, pour leur papa. Cette prise de conscience m’a bouleversée.


Dès le lendemain, j’ai foncé sur Doctolib pour prendre rendez-vous avec un psychologue. Je ne le connaissais pas, je me suis dit que je chercherais quelqu’un d’autre s’il ne me convenait pas. La chance m’a souri, je n’ai pas eu à aller voir ailleurs.

Je vous épargne le contenu de nombreuses séances parsemées d’une quantité improbable de mouchoirs pour ne vous délivrer que le point clef de cette thérapie : je devais prendre du temps pour moi.

Ça semble tout bête et pourtant c’est à la fois compliqué à réaliser et terriblement efficace.

Après des années d’une vie professionnelle (bien trop) chargée, je me retrouvais à la maison, à m’occuper de mes enfants. La marmite que j’avais remplie pendant des années de dossiers, emails super urgents et déplacements professionnels à l’autre bout du monde, se retrouvait, du jour au lendemain, complètement vide. J’étais vide. La nature (humaine) n’aimant pas le vide, j’avais trouvé le moyen efficace de le remplir : je devais devenir la maman parfaite. Qu’est-ce que cela veut dire « la maman parfaite » ? personne ne le sait, ou plutôt, toutes les mamans savent qu’elles ne le sont pas. J’avais donc ma propre définition, ma maison devait être parfaitement propre, rangée, triée ; mes enfants devaient être toujours occupés à fabriquer, inventer, jouer à des jeux éducatifs et évidemment, être irréprochables ; je devais leur faire des repas maison, de saison, équilibrés mais qu’ils ne rechignent pas à manger ; et à mon mari des plats toujours plus élaborés et exotiques. Par-faite.


Ne vivant pas dans un post Instagram avec filtre, la réalité était beaucoup moins rose. J’avais un emploi du temps de ministre (sans travailler), mes enfants grimaçaient devant leurs gaufres de courgettes et voulaient regarder « Toy story » en boucle. Ma petite marmite de maman parfaite bouillonnait un peu plus chaque jour, jusqu’à déborder.

Cela n’a pas été facile d’apprendre à prendre du temps pour moi. Je culpabilisais, je me trouvais des excuses, mais à chaque séance, mon thérapeute insistait gentiment. Un jour il m’a lancé ce défi : une journée pour moi. Une journée ? mais je vais faire quoi ? qui va s’occuper des enfants ? je n’y ai pas le droit ! et s’il leur arrive quelque chose ? Je me souviens avoir errer dans Paris, le nez sur ma montre à compter les heures. Le soir, quand je suis rentrée, la maison n’avait pas brulé, mes enfants étaient contents de me voir, mais sans effusion, rien n’avait changé. Sauf peut-être cette petite voix qui me disait : « alors, tu vois que c’est possible ! ».


S’accorder du temps, c’est LA clef pour retrouver l’équilibre. Pas forcément une journée complète (ce n’est pas exclu non plus), mais des moments rien qu’à vous pour revenir à l’essentiel.


La sophrologie est un merveilleux outil à utiliser pendant ces moments, chaque séance vous aidera à vous recentrer, à vous retrouver, à vous reconnecter avec vous-mêmes pour puiser en vous les ressources dont vous avez besoin.

Sophrologue, je propose des accompagnements dédiés aux mamans épuisées, débordées. Si cela vous intéresse, contactez-moi! Marineeven.sophro@gmail.com


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